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| | | Message | Auteur |
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Sujet: L'Europe en crise Mar 20 Sep - 19:01 | |
| Mots croisésPrésenté par Yves Clalvi.  http://www.pluzz.fr/mots-croises.html
Dernière édition par Steinn le Lun 12 Déc - 8:31, édité 1 fois |
| Steinn Baron normand


 | |  | Sujet: Re: L'Europe en crise Dim 25 Sep - 18:15 | |
| Merci pour le lien Steinn. Je l'avais déjà vue... |
| Courspiano Écuyer normand


 | |  | Sujet: Du feu et des pyromanes - Ven 18 Nov - 8:16 | |
| Du feu et des pyromanesÉDITORIAL courrier international 17.11.2011 | Philippe Thureau-Dangin Lucas Papademos Premier ministre grec, Mario Monti président du Conseil italien, et même Jean-Claude Trichet possible ministre des Finances, selon la rumeur qui a couru à Paris. Désormais, pour faire plaisir à l’Europe et surtout aux marchés financiers, on appelle au pouvoir des banquiers, ce que l’on nomme des experts. Mais faire appel à des experts n’est pas sans risques. On se souvient du mot de Clemenceau : “La guerre est une affaire trop sérieuse pour être confiée à des militaires.” La guerre économique et financière est peut-être trop sérieuse pour être confiée à des économistes, surtout ceux qui ont travaillé dans la banque. Les hommes choisis en Grèce et en Italie ont sans doute beaucoup de qualités. Les premiers jours, les “marchés” ont favorablement réagi à leur nomination. Mais rien ne dit que cet état de grâce durera et qu’au moindre impair politique les marchés ne réagiront pas comme à leur habitude. De plus, ces experts qui promettent d’éteindre l’incendie ont eux-mêmes été des pyromanes ou les conseillers des pyromanes. Prenez le très Européen Lucas Papademos : ne fut-il pas de 1994 à 2002 gouverneur de la Banque de Grèce ? Il a donc “préparé” son pays pour le passage à l’euro en 2001 avec les méthodes que l’on connaît désormais. Quant à Mario Monti, ce “cardinal” si austère, i l fut à partir de 2005 international advisor de la banque Goldman Sachs. A ce poste, il ne pouvait pas ne pas connaître l’implication de cette banque d’affaires dans le maquillage des comptes grecs. Et même le très vertueux M. Trichet, tout au long de sa carrière au Trésor et ailleurs, accompagnait sinon encourageait la libéralisation de la finance. Bien sûr, on peut comprendre qu’une majorité d’Italiens, écœurés par Silvio Berlusconi, accueillent Mario Monti avec soulagement (Lire l’opinion sévère du quotidien italien Il Fatto Quotidiano). De même, on comprend que les Grecs puissent préférer un gouvernement d’union nationale, malgré la présence de deux ministres d’extrême droite. Il faut savoir pourtant que pour MM. Monti et Papademos les ennuis ne font que commencer. Car au-delà de la technique financière il faudra qu’ils fassent de la politique, c’est-à-dire des choix qui peuvent mécontenter tel ou tel groupe. Ni l’euro, ni l’Italie, ni la Grèce ne sont encore sortis d’affaire. La France non plus, d’ailleurs. Courrier International |
| Virginie Baron normand


 | |  | Sujet: Re: L'Europe en crise Mar 22 Nov - 8:05 | |
| | Citation: | Crise de l'euro : la monnaie unique condamnée à disparaître ?
LE PLUS. La crise de l'euro persiste et de plus en plus d'économistes en viennent désormais à envisager la disparition de la monnaie unique. Chercher à sauver l'euro à tout prix a-t-il encore un sens ?
Source Leplus.nouvelobs.com
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| Steinn Baron normand


 | |  | Sujet: Re: L'Europe en crise Mar 29 Nov - 9:41 | |
| L'euro craque-t-il ? Invités : Elie Cohen, Jean-Pierre Gaillard, Dominique Reynié, François Lenglet Une crise de la dette qui menace les notes de solvabilité de tous les Etats européens, des pays qui peinent à s’accorder... L’avenir de la monnaie unique semble désormais très incertain. Et pour de plus en plus d’économistes, comme Jacques Attali, l’euro pourrait même ne pas survivre à Noël.... |
| Steinn Baron normand


 | |  | Sujet: Re: L'Europe en crise Mer 30 Nov - 10:37 | |
| je vais payer mon foie gras en ECU ?? |
| Berthon37 Écuyer normand


 | |  | | Steinn Baron normand


 | |  | | Berthon37 Écuyer normand


 | |  | Sujet: Re: L'Europe en crise Ven 9 Déc - 23:18 | |
| Des banques nationales prépareraient l'après-euro
08/12/2011
Des banques centrales hors de la zone euro prépareraient des mesures défensives en cas de disparition de l'euro, selon le Wall Street Journal
Selon un article du Wall Street Journal, la banque d'Irlande plancherait sur la possibilité de battre de nouveau sa propre monnaie.
Impensable il y a encore deux mois, des pays européens échafauderaient des plans en cas d'éclatement de la zone euro, croit savoir le Wall Street Journal. Des banques nationales plancheraient notamment sur la possibilité de ressusciter leurs anciennes monnaies nationales, qu'elles n'impriment plus depuis le lancement de l'euro en janvier 2002. Au moins une des dix-sept banques nationales de la zone euro, la Banque d'Irlande, réfléchirait à la possibilité d'imprimer ses propres billets et relancer ainsi sa propre monnaie, précise le quotidien américain. Et selon certaines rumeurs, la Banque de Grèce frapperait secrètement des drachmes, la monnaie officielle grecque avant l'adoption de l'euro. Un porte parole de la Banque a toutefois démenti ces bruits.
Parallèlement, de nombreuses banques centrales hors de la zone euro prépareraient des mesures défensives en cas de disparition de la monnaie européenne. Notamment, la Banque de Suisse réfléchirait à la possibilité de remplacer la monnaie unique, actuellement utilisée comme monnaie de référence pour le franc suisse, par une autre devise ou un panier de devises. Au Monténégro, dont la monnaie officielle est l'euro bien que le pays n'appartienne pas à la zone euro, des responsables politiques envisagent «un vaste panel de possibilités allant de l'utilisation d'une autre monnaie officielle au lancement de leur propre monnaie». Toutefois, la banque centrale du Monténégro n'est pas autorisée à frapper sa monnaie. De même, la Bosnie ou la Lettonie dont les monnaies sont indexées sur l'euro réfléchiraient également à de possibles devises remplaçantes.
Mais, pour l'heure, les scénarios évoqués par le journal américain restent au conditionnel. L'issue du sommet européen qui se tient ce soir et demain pourrait être décisif pour la survie de l'euro et l'anticipation de nouveaux scenarios pariant sur une fin de la monnaie unique.
Source : lefigaro.fr |
| Laurent Écuyer normand


 | |  | Sujet: Le gouvernement s'évertue à miniser la menace sur le "triple A" de la France Lun 12 Déc - 8:34 | |
| Le gouvernement s'évertue à miniser la menace sur le "triple A" de la FrancePARIS (AFP) - A l'offensive sur le terrain médiatique tout le week-end, le gouvernement s'est efforcé de dédramatiser la menace d'un abaissement de la note de la France, vantant la portée "historique" de l'accord de Bruxelles sur une discipline budgétaire renforcée en Europe. Tout juste la ministre du Budget Valérie Pécresse a-t-elle admis, dimanche, que la perte du précieux triple A de la France rendrait "les choses plus compliquées" et ne constituerait pas un développement très "positif". Mais les agences de notation ne sont "pas la grenouille du matin qui donne la météo" et leurs messages "sont des messages parmi d'autres", a minimisé le ministre de l'Economie et des Finances François Baroin. "A la question +est-ce que l'investissement France est un investissement stable, protégé et durable?+, la réponse est oui", a-t-il déclaré sur BFMTV. Il y a quelques semaines encore, l'économiste Alain Minc dramatisait au contraire l'enjeu. Eminence grise du président Nicolas Sarkozy, il érigeait le triple A en "trésor national" tandis que le Premier ministre François Fillon y voyait "le résultat du travail des Français". Il s'agissait alors de rassurer les marchés. L'heure est désormais au désamorçage d'une menace se précise. Lundi dernier, Standard & Poor's (S&P) a annoncé qu'elle plaçait 15 des 17 pays de la zone euro "sous surveillance négative", dont le couple franco-allemand. La France est tout particulièrement visée, seule à risquer une dégradation de deux crans de sa note, la meilleure possible à ce stade, qui lui permet de financer sa dette à des taux acceptables. La perte du "AAA" peut désormais intervenir à tout moment. S&P a annoncé son intention de trancher "aussitôt que possible", au vu des résultats du sommet de Bruxelles. Le gouvernement français espère-t-il encore convaincre les agences que l'accord européen de vendredi a changé la donne? Quoi qu'il en soit, il est passé à l'offensive pour célébrer les acquis de cette énième réunion "de la dernière chance". François Baroin a parlé le premier d'un "sommet historique" qui a répondu, selon lui, "point par point à toutes les problématiques" de la zone euro, à commencer par ses "problèmes de gouvernance". "Question européenne" Il avait estimé dès vendredi soir que l'accord de Bruxelles était "de nature à créer un choc de confiance". Tout en reconnaissant que l'épithète "historique" pouvait être "galvaudé", Valérie Pécresse l'a repris à son compte dimanche lors du "Grand rendez-vous" Europe 1, i-Télé, Le Parisien/Aujourd’hui en France. Interrogée sur la menace particulière qui pèse sur la France, Valérie Pécresse a cependant éludé la question, soutenant que "cette question du triple A est d'abord une question européenne". Pas question pour le gouvernement de "changer de cap", a-t-elle réaffirmé. Il s'agit, a expliqué en substance la ministre, de respecter à la lettre les engagements internationaux de réduction des déficits pris par Paris, sans "casser la croissance" par une politique de rigueur "trop violente". Reste désormais à attendre le verdict des agences de notation et en mesure l'impact. Une dégradation de deux crans pourrait selon certains économistes avoir des effets dévastateurs. Dans le scénario du pire, elle plongerait la France dans une spirale de la dette difficilement maîtrisable, à la manière de la Grèce ou de l'Italie, avec un enchaînement de phénomènes "auto-réalisateurs": déficits publics aggravés, confiance des investisseurs en berne, investissements et consommation en chute libre... Avec au bout du compte, une profonde récession en perspective. Source AFP |
| Steinn Baron normand


 | |  | Sujet: Re: L'Europe en crise Mar 20 Déc - 9:55 | |
| | Citation: | 2012 sera l’année de tous les dangers
Au moment où nous regardons spontanément vers l’avenir, la perspective de 2012 se présente comme une année dont le potentiel explosif est d’une rare violence. Quelle que soit la direction de nos regards, nous ne pouvons nous voiler la face. Nous abordons 2012 avec un passif redoutable dont les dirigeants européens auront a rendre compte.
En Europe, la perspective de devoir refinancer 1.200 milliards d’euros est sombre : des pans entiers d’investisseurs (notamment les banques européennes) ne souscriront pas à de nouvelles émissions souveraines de l’Eurozone, malgré l’abandon de la demande de contribution du secteur privé. L'Europe a perdu la confiance des investisseurs.
La croissance ne sera pas au rendez-vous pour diminuer le poids de la dette.
L’Europe est entrée en récession. Meme si certains pays ont encore un léger surplus, celui-ci est compensé par les perspectives de récession profonde d’une partie des pays confrontés avec un programme d’austérité incontournable.
De l’autre coté de l’Atlantique, la paralysie du Congrès américain et l’échéance électorale rendent toute action difficile. Il y a toute fois une différence importante : le coût de l’endettement public des Etats-Unis est de moins de la moitié de celui de l’Europe. L’effet boule-de-neige qui entraine l’Europe dans un précipice, ne s’applique pas aux Etats-Unis, qui continuent à être perçus comme le placement de dernier recours. C'est une qustion de confiance.
L’Asie commence à sentir les effets d’un ralentissement de l’économie. Certes, la diminution de la demande européenne et américaine impacte la production et l’exportation de l’Inde et de la Chine, mais l’Asie épargne dans des proportions importantes (environ 30% du revenu des ménages) et ne consomme pas (assez). L’Inde, dont le gouvernement est paralysé, est aux prises avec une roupie en chute libre, une inflation croissante, et une balance des paiements dont le surplus va faire place à un déficit. La Chine, mieux gérée par son gouvernement, est moins explosive, mais sa croissance est également en baisse.
Je pourrais continuer avec le Moyen Orient, l’Amérique latine et l’Afrique. Le fait est qu’il n’y a pas beaucoup de foyers de croissance permettant de soutenir l’activité économique à travers le monde. La combinaison de l’Amérique du Nord et de l’Europe occidentale ne devrait produire qu’une croissance zéro.
Aujourd’hui, c’est l’Europe qui inquiète le monde, non parce qu’elle connaît une crise de l’endettement, mais à cause de l’inaction pathétique de ses dirigeants politiques. Aujourd'hui, Martin Wolf, le chroniqueur respecté du Financial Times, titre sur la crise européenne et la réponse des dirigeants politiques, particulierement Angela Merkel et Nicolas Sarkozy: d'échec en échec. C'est ce qui vaut à l'Allemagne de perdre un point de sa precieuse notation AAA, à AA+ et à la France d'en perdre deux à AA.
Les responsables politiques sont de plus en plus déconnectés d’une réalité explosive. Ne pas avoir organisé un rééchelonnement de la dette italienne avec ses 440 milliards d’échéances en 2012 est irresponsable. Si le sommet du 12 décembre est «celui de la dernière chance", l’Europe l’a définitivement laissée passer.
La fragilité du système bancaire européen ajoute à ces inquiétudes. Je ne vois pas comment l’un ou l’autre pays de l’Eurozone pourra échapper à un sauvetage d’urgence d’une de ses institutions présentant un risque systémique pour l’économie. L’absurde exigence de l’Autorité Bancaire Européenne d’un niveau de fonds propres de 9% au milieu de 2012 va aggraver cette pression, diminuer l’appétit des banques à prêter à l’économie et donner le spectacle de cessions dans des conditions défavorables. Le tout va affaiblir les fonds propres des banques. Une crise du crédit est en train de se préparer
Dans ce contexte, les marchés des capitaux à travers le monde sont devenus incapables de fournir les fonds propres par des émissions d’actions, et l’émission de dette atteint des couts prohibitifs. Les investisseurs préfèrent les bons du Trésor ou les dépôts bancaires à court terme.
Avec en toile de fond des banques centrales américaine et européenne à la limite des risques qu’elles peuvent assumer et des Etats surendettés, il n’y aura de ressources que si tout est fait pour rétablir la confiance et le pouvoir d’achat. Le consommateur est maltraité et a appris, depuis quelques années, que les placements les plus surs pouvaient être dangereux.
L’argent est là, mais il n’est plus réinjecté dans l’économie à cause de l'angoisse des investisseurs. Gérer l’anxiété est devenu la priorité si nous voulons que la tornade de 2012 ne se transforme en tsunami par la panique des agents économiques. Le drame, c’est que la cause en est essentiellement politique, et les politiciens n’ont plus de crédibilité. Leurs discours continuent à pratiquer la langue de bois et le déni. Seules des actions concrètes associées à la candeur et l’honnêteté pourraient réparer cette crise de confiance. Les entreprises sont-elles en mesure d’éviter l’implosion.
C’est mon vœu le plus cher pour l’économie et la finance en 2012.
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Source Finance.blog.lemonde.fr |
| Steinn Baron normand


 | |  | Sujet: Re: L'Europe en crise Sam 24 Déc - 11:14 | |
| | Citation: | Pour un démontage concerté de l'euro
Point de vue | | 23.12.11 | 14h05
La véritable cause de la crise de l'euro, c'est la montée inexorable de la dette extérieure dans la moitié des pays de la zone. La nécessité de faire appel à des capitaux étrangers indique que la question cruciale est que leurs ressources propres n'ont pas été utilisées suffisamment pour développer les capacités productives des pays concernés et les rendre compétitives. Si l'on retranche les créances que possède chacun des pays, une dette extérieure nette touche les deux tiers des membres de la zone euro. Les plus affectés sont les pays les moins compétitifs, comme la Grèce, le Portugal et l'Espagne ainsi que l'Irlande. Un deuxième groupe de pays comprend l'Italie, où la dette extérieure nette est de 27 %, et la France, dont les 30 % sont dus pour l'essentiel à une accumulation de sorties de capitaux d'investissements directs à l'étranger ; pour la Finlande et l'Autriche, la dette nette demeure minime, représentant moins de 8 % de leur PIB. Non seulement les autres pays de la zone euro ne sont pas concernés, mais ce sont au contraire des créances extérieures nettes qui apparaissent pour les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et surtout pour l'Allemagne.
Dans ces conditions, l'obstination des gouvernants à foncer, à marche forcée, dans l'impasse de l'euro ne peut conduire qu'à une aggravation générale de la situation économique en Europe. Bien que nos concurrents américain et chinois aient intérêt à la survie de la monnaie unique européenne, celle-ci est condamnée, tôt ou tard, à une explosion incontrôlable. C'est pourquoi, afin d'éviter ce désastre, les signataires de ce texte proposent qu'une concertation européenne soit engagée en vue d'aboutir au démontage nécessaire de l'euro. Celui-ci pourra se faire selon les six modalités suivantes.
1) Des monnaies nationales seront recréées dans chacun des pays de la zone. Cela se fera en échangeant un euro existant contre une unité de cette nouvelle monnaie. Pour les billets, il suffira d'une courte période de transition, pendant laquelle les anciens billets en euros - émis par chaque banque nationale et portant aujourd'hui un signe distinctif selon le pays (marque "U" pour la France) - seront surchargés d'un tampon, avant qu'une quantité suffisante de nouveaux billets n'ait été imprimée en vue d'un échange. Pour les pièces, l'échange pourra se faire très vite puisque celles-ci comportent déjà une face nationale.
2) A la date du démontage de l'euro, les parités monétaires des nouvelles monnaies nationales, les unes par rapport aux autres, seront définies d'un commun accord, afin de rétablir des conditions normales d'échange. Là se trouve le seul moyen de résoudre valablement le problème principal, qui est celui des dettes extérieures nettes. On tiendra compte de la hausse des prix de chaque pays depuis la création de l'euro et de la situation de ses échanges extérieurs. Les dévaluations ou réévaluations nécessaires seront définies vis-à-vis d'une unité européenne de compte, dont la valeur internationale sera calculée par une moyenne pondérée des taux de change des monnaies nationales, comme c'était le cas pour l'ancien écu.
3) A l'intérieur de chacun des pays resteront inchangés, à la date du démontage, les prix des biens et des services, de même que les valeurs des actifs et des comptes bancaires. La disparition de l'euro fera que la dette publique de chaque Etat sera convertie dans la monnaie nationale correspondante, quels que soient les créanciers, à l'exclusion de ceux qui détiennent des créances commerciales. En revanche, les dettes extérieures des agents privés, de même que leurs créances commerciales extérieures, seront converties dans l'unité européenne de compte. Bien que cette solution favorise les pays forts et défavorise les pays faibles, elle est la seule réaliste afin d'assurer la pérennité des contrats conclus antérieurement.
4) Sans qu'il soit besoin d'établir un contrôle des changes, tous les gouvernements déclareront des vacances bancaires pendant une période limitée. Ils fermeront temporairement les banques pour déterminer celles qui sont viables et celles qui devront faire appel à la banque centrale. Les cotations seront arrêtées pendant cette période. La solution consistera sur la base d'un principe universel à décider que la garantie sera supportée par les banques centrales, qui abandonneront leur indépendance et retrouveront les statuts d'avant les années 1970. L'Etat protégera les épargnants, en prenant si besoin le contrôle d'une partie du système bancaire.
5) Les taux de change nominaux des monnaies nationales resteront fixés, durant cette même période, selon les parités décidées d'un commun accord. Ensuite, ils feront l'objet d'un flottement concerté sur le marché, à l'intérieur d'une marge de fluctuation de + 10 %. Un nouveau système monétaire européen pourrait alors être étudié afin de stabiliser les taux de change réels.
6) Cette opération serait facilitée si, préalablement au démontage de l'euro, son taux de change s'était fortement déprécié vis-à-vis des autres monnaies. La fin d'un euro cher ne sera sans doute pas acceptée par tous nos partenaires ni par la Banque centrale européenne, mais la France pourra y contribuer préalablement en abrogeant la loi Giscard de 1973. Celle-ci, qui interdisait le financement de la dette publique par la banque centrale, avait d'ailleurs été consolidée une première fois dans le traité de Maastricht, puis une seconde dans le traité de Lisbonne.
Dans le futur, nous pensons que l'on ne pourra pas faire l'impasse sur les problèmes qui ont été masqués par la crise de l'euro, en particulier l'emballement de la création monétaire privée et la dérive mondiale des systèmes bancaires, conséquence de l'abolition du Glass-Steagall Act.Adoptée en 1933 (abolie en 1999)
à la suite de la crise de 1929, la législation bancaire stricte Glass-Steagall Act a, notamment, séparé les banques de dépôt des banques d'investissement aux Etats-UnisAdoptée en 1933 (abolie en 1999)
à la suite de la crise de 1929, la législation bancaire stricte Glass-Steagall Act a, notamment, séparé les banques de dépôt des banques d'investissement aux Etats-Unis
Par Gabriel Colletis, Alain Cotta, Jean-Pierre Gérard, Jean-Luc Gréau, Roland Hureaux, Gérard Lafay, Philippe Murer, Laurent Pinsolle, Claude Rochet, Jacques Sapir, Philippe Villin, Jean-Claude Werrebrouck, économistes.
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Source Lemonde.fr |
| Steinn Baron normand


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